
La prothèse de hanche (ou PTH = Prothèse Totale de Hanche) est une intervention très répandue. Elle consiste à remplacer le cartilage et l’os abimés de l’articulation par un implant prothétique. On l’utilise pour les patients atteints d’arthrose de hanche (ou coxarthrose).
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Elle se compose d’une tige fémorale, d’une tête sphérique, et d’une cupule cotyloïdienne (cf ci-contre). Lors du mouvement de la hanche, la mobilité se fait entre la tête et la cupule (on parle de couple de frottement).
Il existe plusieurs types de prothèses de hanche :
L’utilisation de ces prothèses dépend de l’habitude du chirurgien, de facteurs liés au patient (qualité de l’os, risque d’instabilité de la prothèse) …
La prothèse totale de hanche est le traitement de plusieurs pathologies :
Pour les fractures du col du fémur, on peut mettre soit une PTH, soit une Prothèse Intermédiaire de Hanche (PIH).
Plusieurs techniques chirurgicales existent : il y a les voies d’abord antérieures, les postérieures, les voies trans-glutéales, … De nombreux chirurgiens ont décrit différentes façons d’accéder à l’articulation de la hanche pour poser une PTH. Chacune de ces techniques présente des avantages et des inconvénients.
La voie d’abord postérieure est la plus répandue. C’est probablement la plus facile, et celle qui permet d’avoir la meilleure exposition pour mettre en place la PTH. Mais cette exposition nécessite de désinsérer certains muscles. C’est une voie d’abord fiable qui donne toutefois de bons résultats. On la privilégie pour les cas complexes et les arthroses de hanche très évoluées.
La voie d’abord antérieure n’est pas récente. Elle a été introduite par Judet en 1947 et dérive de la voie de Hueter. Dans les années 2000, cette technique a connu un regain d’intérêt sous l’impulsion de certains laboratoires qui commercialisaient une table d’opération dédiée à cette voie d’abord. L’intérêt de cette technique est d’épargner les tissus autour de l’articulation. Cependant, des études ont montré qu’une libération autour de l’articulation avec section musculaire pouvait être nécessaire pour s’exposer et mettre la prothèse.
Ces dernières années, les techniques se sont nettement améliorées pour la mettre en place une PTH. On réalise maintenant une chirurgie mini-invasive. Ceci permet de faire des cicatrices courtes et de respecter au maximum les tissus et les muscles autour de l’articulation.
Ainsi, la récupération des patients est beaucoup plus rapide. Les douleurs sont aussi moins importantes. L’hospitalisation en clinique n’est plus que de 2 ou 3 jours. Cette opération peut même se faire en ambulatoire.
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Les progrès techniques ont permis une évolution remarquable dans la récupération après intervention. Il est maintenant répandu de faire une chirurgie mini-invasive, moins traumatique. Ainsi, on épargne au maximum les tissus autour de l’articulation, avec des cicatrices plus petites.
La Clinique du Parc met en place un protocole de Récupération Rapide Après Chirurgie (RRAC), permettant au patient de retrouver son autonomie plus rapidement, et permettant aussi d’éviter les complications liées à l’immobilité. Les douleurs sont souvent bien contrôlées.
L’opération pour mettre en place une PTH dure environ 1 heure. Dans les suites, on autorise immédiatement l’appui sur le membre opéré et la reprise de la marche se fait le jour même de l’intervention.
La durée d’hospitalisation va dépendre de l’âge du patient, de son état de santé général, de son lieu de vie (en ville ou isolé à la campagne), de son entourage familial, … Il est évident qu’un patient jeune et actif récupérera plus vite et sera hospitalisé moins longtemps qu’une personne âgée. En moyenne, le séjour à la Clinique du Parc de Périgueux (Dordogne) dure environ 3 jours.
Après l’hospitalisation, le retour à domicile est le plus souvent possible. Parfois, une convalescence en centre est nécessaire.
Le Docteur SIMIAN, chirurgien du membre inférieur, réalise couramment cette opération à la Clinique du Parc à Périgueux (Dordogne).
La PTH donne de très bons résultats. La plupart du temps, la hanche est oubliée : on n’y pense plus ! Toutefois, chaque cas est différent. Certains patients récupèrent mieux et plus vite que d’autres.
La prothèse de hanche permet de soulager les douleurs de l’arthrose, et de rétablir l’autonomie du patient. De plus, la prothèse de hanche redonne de la souplesse à l’articulation. On peut quasiment tout faire avec une PTH. On peut marcher, bricoler, jardiner, sans problème particulier. Certains patients reprennent même une activité sportive, mais sans excès !
La prothèse de hanche est une pièce mécanique. En effet, elle s’use avec le temps et avec l’activité du patient. Les matériaux utilisés de nos jours sont de plus en plus résistants et il est difficile de dire combien de temps va durer la PTH. Les changements de prothèse de hanche sont de plus en plus rares.
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4 juin 2022
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